Aujourd'hui Valcourt est une ville moderne, mais les étapes de son développement sont peu connues.

L'histoire de Valcourt et de la région environnante ne commence vraiment qu'à la fin du 18e siècle. Les premiers habitants sont surtout des Loyalistes venus des États-Unis pour fuir la guerre de l'Indépendance américaine, terminée en 1783, et ainsi rester fidèles à la couronne britannique.

En 1802, la région entourant Valcourt est proclamée canton, ou township d'Ely, dont le nom évoque une ville de Grande-Bretagne. L'arrivée de la ligne de chemin de fer Waterloo-Richmond en 1834 et l'ouverture de la route reliant Waterloo à Richmond favorisent le développement du canton. Vers 1850 une importante vague de colonisation s'amorce. Des anglophones protestants s'établissent à différents endroits du canton et créent les petits hameaux que nous connaissons sous les noms de Boscobel, Dalling, Bethel, West Ely, Davidson Hill et Bethany.

Des Canadiens français catholiques viennent eux aussi s'établir dans la région et plus précisément au sud du 5e rang, au pied du Mont Cobble Hill, aujourd'hui le Mont Valcourt, là où le territoire est plus plat et propice à l'agriculture. Très rapidement, cette région qui couvre le territoire de la ville de Valcourt se développe grâce à l'entrepreneurship des habitants qui ouvrent différents commerces et industries et ce, dès la fin du 19e siècle. Ainsi, nous trouvons bon nombre de magasins généraux, de forges, de moulins à scie et à carder sur le territoire. Valcourt a également son notaire et son médecin. La compagnie de téléphone, la Valcourt Telephone Co., ouvre en 1891.

Le service religieux catholique y est offert dès 1848, mais ce n'est qu'en 1852 que les pratiquants pourront se recueillir dans une chapelle aménagée à cet effet. L'année 1869 marque le début de la construction de l'église catholique de la paroisse de Saint-Joseph d'Ely telle que nous la connaissons aujourd'hui et qui fait d'elle la plus ancienne église catholique de tout le canton.

L'incorporation du village de Valcourt en 1929 témoigne d'ailleurs de l'ampleur prise par cette municipalité à divers niveaux. Le succès commercial de J. Armand Bombardier donne au village une visibilité internationale et lui permet d'augmenter considérablement sa population de même que son importance au niveau économique. C'est ainsi qu'en 1974, le statut de Valcourt passe de village à ville.

Aujourd'hui Valcourt ne cesse de se développer. Elle conserve encore, dans ses limites, des constructions datant de la fin du 19e et du début 20e siècle. Résolument tournée vers l'avenir, enrichie par les vestiges de son passé, Valcourt demeure toutefois, dans l'esprit des Québécois, le berceau de l'inventeur de la motoneige Ski-Doo®2.

Le nom de Valcourt, qui identifiait la gare du Canadien Pacifique et le bureau de poste dès 1864, a été officiellement attribué à la ville de Valcourt en 1965. Mais pourquoi a-t-on choisi ce nom de Valcourt? Il y aurait trois hypothèses en réponse à cette question. Certains disent que «Valcourt» serait une déformation de «Dalcourt», nom de famille de l'un des premiers colons à venir s'installer sur le territoire actuel de la ville. D'autres y voient une référence à un village nommé « Valcour », situé à quelques kilomètres au sud de Plattsburgh, dans l'état de New York, d'où des Loyalistes étaient peut-être originaires. La dernière hypothèse est que «Valcourt» serait un diminutif pour désigner la principale caractéristique géographique de la ville, à savoir qu'elle se situe dans une toute petite vallée («Val » pour vallée et « Court » pour courte étendue).


 

 


Rue principale. 1930
 


Garage Rodrigue
 


Maison du Docteur Langlois
 


Hotel Valcourt

 

 


 

  
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