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De 1959 à 1964 : La motoneige Ski-Doo®2
  

À la fin des années 1950, l'entreprise de Valcourt est redevenue très prospère, comme en témoignent ses ventes de 3,5 millions de dollars et ses bénéfices de l'ordre de 850 000 dollars en 1958-1959. La période qui commence alors donnera le jour à la plus importante invention de Joseph-Armand Bombardier. Il s'agit, bien sûr, de l'invention de la motoneige, commercialisée sous la marque Ski-Doo®2. Cette invention marquera la concrétisation d'un rêve de jeunesse et aura une profonde influence sur la prospérité et l'avenir de L'Auto-Neige Bombardier Limitée.

Une autoneige « miniature »


Si Joseph-Armand peut enfin mettre au point le véhicule léger et individuel dont il a toujours rêvé, c'est grâce en partie à l'arrivée de moteurs commerciaux plus légers et grâce aussi à l'utilisation d'une chenille sans fin révolutionnaire, conçue et brevetée par son fils Germain au centre d'essais de Kingsbury.

Avec ses proches collaborateurs, il crée, fin 1958, le prototype d'une autoneige « miniature » qui ne porte pas encore le nom de motoneige. Pour compléter les essais pratiques réalisés à l'hiver de 1958-1959, dans la région de Valcourt, Joseph-Armand se rend en avril chez son ami Maurice Ouimet, oblat de Marie-Immaculée et missionnaire auprès des amérindiens Ojibway à Lansdowne House, dans le Nord ontarien. Il compte y faire essayer son petit véhicule par les autochtones. Fascinés par ce petit engin, ceux-ci l'essaient inlassablement pendant trois jours. Satisfait des résultats, Joseph-Armand fait cadeau du véhicule au père Ouimet, et rentre à Valcourt pour donner suite au projet.
    Père Ouimet  

Production et commercialisation

La production en série de la motoneige Ski-Doo®2 commence à l'automne de 1959. Dès sa sortie, le véhicule trouve une clientèle auprès des missionnaires, des trappeurs, des prospecteurs, des arpenteurs et d'autres personnes appelées à se déplacer sur les neiges des régions isolées. Mais la petite machine de 900 dollars remporte également un grand succès auprès des sportifs et des amateurs de randonnée, ce qui lui vaudra, en fait, son immense popularité dans les années à venir.

Après un départ modeste, la demande s'accentue d'année en année, à mesure que s'organisent la promotion et le réseau de vente. De 225 unités en 1959-1960, la production passe à 250 pour les modèles de 1960-1961, puis à 1200 pour ceux de 1961-1962, à 2500 pour ceux de 1962-1963 et à 8352 pour ceux de 1963-1964, entraînant de nombreux agrandissements aux installations de Valcourt.

En 1963, toujours soucieux d'assurer à son entreprise la plus grande autosuffisance possible, Joseph-Armand Bombardier crée, à Roxton Falls, près de Valcourt, une deuxième filiale, Roski Ltée, pour la fabrication des composantes en fibre de verre qui entrent dans les capots de ses motoneiges.

Rêves interrompus

Joseph-Armand Bombardier ne verra que les signes avant-coureurs de l'essor phénoménal de la motoneige. Son décès, le 18 février 1964, à l'âge de 56 ans, vient en effet mettre fin à une vie heureuse et bien remplie. Avec lui disparaît un inventeur de génie et un entrepreneur remarquable. Dans une lettre émouvante qu’il laisse à ses enfants, il les enjoint de poursuivre son oeuvre. Le succès de la société Bombardier Inc. et la mission humanitaire et sociale de la Fondation J. Armand Bombardier confirment qu'il avait raison de leur faire confiance.

Citoyen modèle

Le succès n'affecte en rien le comportement du citoyen modèle, Joseph-Armand Bombardier, très attaché à son village. Il recrute sa main-d'oeuvre à Valcourt. Respectueux du rythme de vie de la région, il s'y adapte, permettant par exemple aux fermiers de travailler à l'usine l'hiver et de s'occuper de leur ferme l'été. Exigeant pour lui-même, il demande le meilleur de ses employés, ce qui a pour effet d'accroître leur fierté et leur sentiment d'appartenance.

Joseph-Armand prend activement part à la vie communautaire de son village, Valcourt. Il y est conseiller municipal. Il y fonde le conseil 3207 des Chevaliers de Colomb de Valcourt. On lui décerne le titre de Chevalier de Saint-Grégoire-le-Grand pour son appui aux oeuvres de l'Église.

Passionné de musique, il est membre de la chorale paroissiale et passe de beaux moments, le dimanche, à chanter avec ses enfants qu'il accompagne au piano. Son amour de la musique l'amène à promouvoir et à financer la mise sur pied d'une harmonie à Valcourt. De même, conscient de l'importance de l'éducation, il encourage des jeunes à poursuivre leurs études et leur en fournit les moyens.

Chevalier de Colomb

En dépit de son besoin de s'isoler pour rêver, cogiter, concevoir, inventer, mettre au point et tester, Joseph-Armand Bombardier sera toujours très accessible à son entourage. Qu'il s'agisse de sa famille, de ses amis, de ses employés ou de ses concitoyens, il demeure à l'écoute, prêt à épauler, seconder ou conseiller.

Ses loisirs, notamment la chasse et la pêche, le rapprochent de la nature qu'il aime, et plus particulièrement de la forêt dont il a maintes fois parcouru les sentiers lors des essais de ses véhicules.

Il s'évade aussi aux commandes de l'avion qu'il a acheté et appris à piloter, rêvant peut-être d'explorer les voies du transport aérien.
 


 


Un prototype, 1957
 


 

Visionnez J. Armand aux commandes d'un de ses premiers prototypes


Le premier modèle de motoneige Ski-Doo®2, commercialisé en 1959-1960, est équipé de skis de bois et d'une suspension à ressorts à boudins. Il est doté d'une chenille tout caoutchouc et d'un embrayage centrifuge qui ne comporte que six pièces mobiles. Mû par un moteur à quatre temps Kohler, il peut atteindre une vitesse maximale de 40 kilomètres à l'heure


Brochure de vente de 1960
 


Brevet pour
l'autoneige miniature
 


Joseph-Armand aux commandes de son avion
 

 
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