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De 1946
à 1948 : Essor d'après guerre
Dès 1946, L'Auto-Neige Bombardier Limitée s'engage dans
une période des plus florissantes. La demande pour les autoneiges civiles
reprend et se fait de plus en plus vive. L'usine de 1940 n'ayant pas la
capacité suffisante pour y répondre, L'Auto-Neige Bombardier Limitée se dote en 1947
d'une usine de montage en série d'une capacité de 1000 véhicules, inspirée
du modèle des chaînes de montage des usines Ford.
Avec la levée des restrictions de guerre, l'autoneige B121, mise en marché
juste avant la guerre, connaît une grande popularité auprès de diverses
clientèles, assurant ainsi la prospérité de l'entreprise. Entre 1942 et 1951, L'Auto-Neige Bombardier Limitée produit 2817 autoneiges B121.
Très polyvalent, l'autoneige B121 trouve preneurs dans plusieurs milieux et
pour plusieurs applications : transport en commun, transport de matériaux,
services de la poste, d'ambulance et de sauvetage, transport des missionnaires dans les
régions éloignées du Grand Nord canadien. Il sert aussi de véhicule de
transport pour l'installation et l'entretien des lignes de transmission
d'électricité et des lignes de téléphone et dans les sites de prospection
et d'exploitation.
Un autre produit contribue à l'essor de L'Auto-Neige Bombardier Limitée dans les
années d'après-guerre. Il s'agit d'une version élargie du modèle B121,
l'autoneige C181, dotée d'une capacité de 18 passagers adultes. Cette
dernière peut, d'ailleurs, accueillir jusqu'à 25 écoliers répondant
ainsi à un besoin spécifique, soit le transport hivernal des écoliers. Dite
autoneige «
scolaire », elle sera vendue à cette fin dans plusieurs régions
du Québec et de l'Ontario.
En 1947-1948, l'entreprise de Joseph-Armand Bombardier réalise un chiffre
d'affaires de 2,3 millions de dollars, soit dix fois supérieur à celui de
1942-1943. L'Auto-Neige Bombardier Limitée, avec des bénéfices de l'ordre de 324 000
dollars, a retrouvé la prospérité.
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