1907 - 1925 1926 - 1938 1939 -1945 1946 - 1948 1949 - 1958 1959 - 1964


De 1926 à 1938 : Premiers succès

Joseph-Armand revient à Valcourt en 1926 pour ouvrir son propre garage. Son père lui consent un prêt, et sa famille l'aide à construire le bâtiment. Il n'a que 19 ans, mais son aptitude remarquable à trouver une solution à tout problème mécanique, qu'il s'agisse de moteurs d'automobiles, de bancs de scies ou de pompes agricoles, lui vaut rapidement une excellente réputation dans la région. Grâce à ses succès, le jeune homme est en mesure de rembourser le prêt paternel dès 1929.

Depuis sa jeunesse, il est surtout préoccupé par l'isolement dans lequel sont plongés les villages québécois en hiver. Cet isolement, qui freine les déplacements motorisés, rend son métier saisonnier. Aussi, mettant à profit son génie, Joseph-Armand Bombardier profite-t-il du repos forcé que lui impose l'enneigement pour, justement, chercher un moyen de le vaincre.


Recherches inlassables


Le défi consiste à concevoir un véhicule motorisé assez léger pour ne pas s'enfoncer dans la neige, et muni d'un moteur, d'une traction et d'une suspension adaptés à la consistance changeante de la neige. Pendant 10 ans, il se consacre au projet avec acharnement, souvent tard dans la nuit, et même le dimanche. Il multiplie les essais et les recherches, y laissant une grande partie de ses économies et s'attirant les railleries de son entourage quand il passe de demi-succès en échecs. Mais sa quête, intuitive et raisonnée, ignore les doutes et les sarcasmes. D'année en année, il développe divers prototypes en modifiant des automobiles.


Les moteurs d'automobiles sont trop lourds pour les véhicules légers qu'il souhaite réaliser. C'est pourquoi, en 1933, il va même jusqu'à fabriquer un moteur de 45 kilos, donc plus léger, lui permettant de développer des prototypes à une ou deux places. Ce moteur pose, cependant, des problèmes de surchauffe, et l'inventeur doit recourir de nouveau aux moteurs d'automobiles et revenir à la conception de véhicules plus lourds.


Au cours de l'hiver 1934, son fils Yvon meurt d'une péritonite à l'âge de deux ans, faute d'avoir pu être transporté à l'hôpital. Joseph-Armand aiguillonné par la douleur redouble d'efforts pour vaincre enfin l'isolement des campagnes enneigées. L'année suivante, il met au point une roue d'engrenage dentée, le barbotin fabriqué en bois et recouvert de caoutchouc, pour entraîner la chenille. Cette dernière est composée de deux bandes de caoutchouc reliées entre elles par des traverses d'acier. Ce système de barbotin-chenille révolutionnaire lui permet enfin de résoudre les problèmes de circulation sur la neige.

Brevet et production

Le système de traction barbotin-chenille de 1935 est la première grande invention de Joseph-Armand Bombardier. Conscient de l'importance de sa découverte et bien au fait des lois du commerce, l'inventeur adresse une demande de brevet à Ottawa le 19 décembre 1936. Six mois plus tard, le 29 juin 1937, il reçoit une réponse affirmative du Bureau des brevets. C'est la joie : ses efforts sont enfin reconnus et tous ses rêves sont désormais accessibles.

Un choix difficile s'impose maintenant. Doit-il exploiter lui-même son brevet ou le vendre à gros prix à un fabricant d'automobiles? L'entrepreneur visionnaire opte pour l'exploitation à Valcourt et, du coup, se transforme en industriel. Le Garage Bombardier, agrandi et aménagé en usine de production, fonctionnera dorénavant toute l'année, donnant ainsi emplois et prospérité au village.

Les sept premières autoneiges de production sortent de la nouvelle usine à l'hiver 1936-1937. Elles portent la désignation B71, soit B pour Bombardier et 7 pour le nombre de passagers qu'elles peuvent accueillir. Ces véhicules connaissent un bon succès. L'inventeur cherche toujours à améliorer ses produits. Il constate qu'il y a accumulation de neige et de glace dans les roues à broches des véhicules. Pour remédier à ce problème, il met au point une presse qui produit des roues pleines, démontrant encore là sa capacité d'autosuffisance et son souci de la qualité du produit. Les premières autoneiges B71 équipées de roues pleines datent de 1940.


Promotion personnalisée

La production augmente en fonction de la demande au cours des années suivantes. Pour mousser cette demande, Joseph-Armand axe la promotion sur la démonstration. C'est ainsi qu'on le voit sillonner le Québec au volant de son autoneige B71, pour en faire connaître le potentiel. L'inventeur-entrepreneur fait ainsi preuve d'un vif sens du commerce.

Lors de ses tournées de promotions, Joseph-Armand prend bien soin de garer son autoneige B71 à proximité des bureaux de la presse locale des villes et des villages qu'il visite, s'assurant ainsi d'une publicité gratuite.

Visionnez un B-71 en action !

 


Garage Bombardier


En 1929, Joseph-Armand Bombardier épouse Yvonne Labrecque.


Famille de J. Armand et d'Yvonne (de g à dr.): Germain, André, Huguette, Claire, Janine, Yvonne et J. Armand .


Véhicule de 1928, muni d'une ceinture d'acier sur les deux
roues à l'arrière.


Véhicule de 1931, muni d'une courroie de coton sur les roues.


Système de barbotin-chenille : roue dentée recouverte de caoutchouc qui entraîne une chenille composée de deux bandes de caoutchouc reliées entre elles par des traverses d'acier.


Les premiers clients pour l'autoneige B71 se recrutent notamment chez les vétérinaires, les médecins de campagne, les hôteliers et les entrepreneurs de pompes funèbres.


Un B71 appartenant à la compagnie de crème
glacée Perfection.

 

 

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